Aperçu du Mali
La République du Mali, pays enclavé d’Afrique de l’Ouest, partage ses frontières avec la Mauritanie à l’ouest, l’Algérie au nord, le Niger à l’est, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire au sud, ainsi que la Guinée et le Sénégal au sud-ouest. Avec une superficie de 1.241.238 km², dont 25 % de terres arables, le pays compte une population d’environ 23,3 millions d’habitants en 2023 (Banque Mondiale). La croissance démographique s’élève à 3,3 %, et près de 80 % des habitants vivent en milieu rural.
Le Mali est majoritairement musulman (95 % de la population), tandis que les autres religions (christianisme et animisme) représentent 5 %. Classé 188ᵉ sur 199 pays selon l’Indice de Développement Humain (PNUD, 2022), le pays a obtenu son indépendance le 22 septembre 1960 et a pour capitale Bamako. L’économie du Mali fait preuve de résilience avec un taux de croissance du PIB de 4,3 % en 2023 avec un PIB par habitant s’élevait à 886 USD (Banque Africaine de Développement).
Importations et exportations au Mali
Le Mali exporte principalement l’or, le coton brut, le bois, du bétail, les graines oléagineuses, le bois brut et le fer principalement vers les Emirates Arabe Unis, la Suisse, l’Australie et la Turquie. En ce qui concerne ses importations, elle dépend principalement de la Côte d’Ivoire, du Senegal, de la Chine, de la France et du Burkina Faso pour le pétrole raffiné, les machines et équipements électriques, le coton pur tissé, le matériel de communication, les produits pharmaceutiques et l’or.
Principaux secteurs économiques au Mali
1. Secteur agricole
Le secteur primaire représente environ 39 % de la valeur ajoutée et l’agriculture contribue à près de la moitié du PIB, générant trois quarts des revenus d’exportation. Pour la campagne 2023/2024, le pays est le premier producteur de coton en Afrique grâce à une hausse de 77% par rapport à la campagne 2022/2023 avec une production estimée à 700 000 tonnes. L’élevage constitue une importante source de revenue pour 80% de la population rurale. L’effectif du cheptel est estimé à 11 millions de bovins et 36 millions d’ovins/caprins, ce qui place le Mali au premier rang des pays d’élevage de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) et le deuxième pays après le Nigéria dans l’espace CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) par l’importance des effectifs. La région de Tombouctou est réputée pour l’élevage des petits ruminants et celle de Sikasso pour la prépondérance importante de l’élevage des grands ruminants. Dans le but de rendre le secteur plus compétitif, une Politique Nationale de développement de l’élevage a été mise en place en 2004.
La grande diversité agro-écologique (liée aux grandes zones agro-climatiques) offre des potentiels importants en terres agricoles. Les superficies irriguées représentent 432 252 ha, principalement concentrées dans les vallées des fleuves Niger et Sénégal.
Le Programme de Développement de la Zone Spéciale de Transformation Agro-industrielle de Koulikoro et Péri-urbaine de Bamako (PDZSTA-KB) est une proposition pour renverser la tendance baissière de la valeur ajoutée des agro-industries au Mali et diffuser des paquets technologiques de développement agricole.
2. Secteur Minier
Les ressources minérales du Mali sont considérables mais restent relativement peu exploitées. Les gisements exploités comprennent le sel (à Taoudenni), le marbre et le kaolin (à Bafoulabé) et le calcaire (à Diamou). Le minerai le plus exploité est l'or, une source importante de devises étrangères. L'or est extrait principalement dans les régions du sud-ouest du pays, sur le plateau mandingue.
Le Mali est le principal producteur de lithium en Afrique de l’Ouest. En 2022, il était le deuxième producteur africain d’or, avec une production de 101,7 tonnes. Au Mali, le secteur minier dominé par l’exploitation de l’or représente 80 % des exportations, près de 10 % du PIB et 22 % des revenus publics, selon l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Il dispose d'autres ressources minérales, largement inexplorées, comme le fer et le manganèse, appelés à jouer un rôle primordial dans l'effort global de transition énergétique.
La réforme du code minier au Mali devrait générer au moins 500 milliards de francs CFA (762 millions d'euros) par an pour le budget de l'État, augmentant la contribution de l'industrie minière au PIB, pour atteindre 15 à 20 %.
Le nouveau code permet au gouvernement de détenir une participation de 10 % dans les projets miniers, avec la possibilité d'acquérir 20 % supplémentaires dans les deux premières années de production commerciale. Une part additionnelle de 5 % pourra être attribuée au secteur privé malien, portant la participation nationale (publique et privée) à 35 %, contre 20 % actuellement.
La réforme supprime également certaines exonérations fiscales, notamment sur les produits pétroliers et les équipements et prévoit la création de fonds destinés au développement local et à la construction de routes.
Le Mali possède de nombreux gisements minéraux tels que le fer à l'ouest, le bauxite près de Kayes et sur le plateau mandingue, du manganèse et des gisements de phosphates dans la région d' Ansongo, du lithium près de Kayes et de Bougouni et de l’uranium dans les Iforas, qui ne sont pas exploités commercialement en raison des infrastructures limitées du pays.
3. Les Energies renouvelables
En 2022, le taux d’électrification du Mali était de 57,4%. Le pays dispose d'un potentiel de 398,7 GW pour les projets solaires photovoltaïques à grande échelle. Ce chiffre remarquable suggère qu'avec des investissements adéquats, le pays pourrait significativement améliorer son secteur énergétique. Par ailleurs, un potentiel de 1,25 GW a été identifié pour les projets éoliens, offrant ainsi une double opportunité pour favoriser un développement durable.
Dans le but d’atteindre un taux d’électrification universel en 2030 et 30% de part d’Energie renouvelable dans son mixte énergétique, le Mali a adopté la Feuille de route nationale « Desert to Power » quantifiant ses objectifs au niveau national, identifiant les actions prioritaires nécessaires pour atteindre les objectifs et ciblant un premier ensemble d’activités prioritaires en 2020. Les objectifs clés comprennent une capacité solaire supplémentaire de 399 MW d’ici 2025 et de 977 MW d’ici 2030.
La priorité est mise sur le développement des lignes de transport, favorisant la croissance des centrales solaires associées et canalisant leur production vers ce réseau. Ce plan d’investissement soutiendra le secteur des énergies renouvelables et le secteur de l’énergie dans son ensemble, contribuant ainsi à l’électrification globale.
Investir au Mali : Opportunités et risques
Le pays offre plusieurs opportunités d'investissement. Tout d'abord, le Mali est riche en ressources naturelles, notamment l'or, le coton et les produits agricoles. En tant que l'un des plus grands producteurs d'or en Afrique, le secteur minier attire de nombreux investisseurs. De plus, le pays dispose de terres fertiles propices à l'agriculture, créant des opportunités dans l'agro-industrie. Ensuite, sa position géographique stratégique en Afrique de l'Ouest, au carrefour de plusieurs pays voisins, facilite les échanges commerciaux et offre un accès direct aux marchés régionaux. Le Mali bénéficie également d'une population jeune et dynamique, en pleine croissance et de plus en plus qualifiée. Cette population constitue une main-d'œuvre importante et un marché de consommateurs en expansion, notamment dans les secteurs de l'éducation et de la formation professionnelle. Le gouvernement malien a entrepris plusieurs réformes économiques, visant à améliorer le climat des affaires, simplifier les procédures administratives et attirer les investissements étrangers. De plus, le secteur énergétique est en pleine expansion, avec des investissements dans les infrastructures et une volonté de développer les énergies renouvelables, offrant ainsi de nouvelles opportunités pour les investisseurs.
Cependant, investir au Mali comporte également plusieurs défis. L'instabilité politique et la sécurité restent des préoccupations majeures, notamment dans les régions du nord et du centre du pays, ce qui peut constituer un risque pour les investisseurs. Le pays souffre également d'un manque d'infrastructures développées, ce qui peut ralentir les activités commerciales, nécessitant des investissements dans des secteurs comme le transport, l'énergie et les communications. Malgré les réformes, la bureaucratie et la complexité des procédures administratives peuvent être des obstacles importants pour les investisseurs. De plus, l'accès au financement est limité, surtout pour les petites et moyennes entreprises, ce qui peut rendre plus difficile le démarrage de projets. Enfin, bien que le Mali dispose d'une population jeune, les niveaux d'éducation et de formation professionnelle restent insuffisants pour répondre aux besoins du marché du travail, ce qui nécessite un investissement dans le capital humain.
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